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Inko gagne le procès créatine
Par Staff, le 15/09/2009
Patrick Mazzei, le PDG de la société INKO, spécialisée dans la
nutrition sportive, a du mener un combat de plus de 5 années avec
l'administration française pour pouvoir enfin vendre de la créatine
en France sans crainte de représailles.
Après une longue bataille judiciaire, Inko a gagné son procès en
2005. Nous revenons sur cette affaire qui a fait grand bruit à
l’époque car la créatine a longtemps été considérée comme un produit
dopant en France.
En Janvier 2000, la Ministre de la Jeunesse et des Sports adressait
une note aux préfets, présidents de fédérations relayé ensuite à de
nombreux clubs sportifs, accusant la Société INKO d’inciter au
dopage car cette dernière commercialisait de la créatine.
Cette note faisait suite à de nombreux procès verbaux d’infraction
dressés par la DGCCRF contre Inko pour commercialisation de produits
falsifiés. Pour la DGCCRF, la créatine ne figurait pas sur la liste
des substances alimentaires autorisées, une liste datant de 1912 !
Même si la créatine n'était pas interdite à la vente, sa
commercialisation n’avait jamais été autorisée et à défaut de
démontrer la non toxicité du produit, cela ne changerait pas.
Bien que les traités européens autorisaient la libre circulation de
la créatine et sa vente dans tous les pays de l’Union, la DGCCRF
n’en tenait pas compte et appliquait le principe de précaution, les
traités ne s’appliquant pas en cas de risque majeur de santé
publique.
Face à l’acharnement, INKO devait soit stopper la commercialisation
de ses produits ou partir à l’étranger comme beaucoup, mais ils ont
choisi de continuer à se battre.
Après deux plaintes déposées contre la France auprès de la Cour de
Justice Européenne, la mise en examen du PDG de la société Inko et
de nombreuses expertises effectuées sur la gamme INKO, la Cour de
Justice Européenne avait pris en février 2004, 2 arrêts condamnant
la France sur les griefs reprochés. Ces arrêts imposaient à la
France le respect du principe de libre circulation des produits
commercialisés dans un état membre sauf en cas de risque démontré
pour la santé publique.
Concernant le rapport de l’Afssa qui décrivait la créatine comme
cancérigène, donc potentiellement dangereuse pour la santé publique,
la commission Européenne de même que le conseil responsable en
nutrition aux Etats-Unis avaient tous les deux invalidé les
arguments de l’AFSSA. En effet, aucune étude chez l'homme ne
suggérait que la créatine augmente le risque de cancer. En revanche,
les 3 agences étaient d’accord sur le fait que les risques à long
terme de la créatine restaient mal évalués.
De 1999 à 2004, les produits de la société INKO n’ont jamais été
pris en défaut, aussi bien sur la qualité que sur la sécurité et il
n’a jamais été démontré un risque pour la santé.
Source
Le site de Inko France :
Inko
Sur le même thème
Créatine : le french paradoxe (2001)
Le rapport de l’AFSSA sur la créatine (2001)
Commentaires
Par Avatar le 17/01/2010
Sur d'autres forums, on lit encore que la créatine est un dopant interdit, inutile et qu'elle est dangereuse. A mon avis la créatine aura mauvaise réputation pendant encore longtemps comme tu dis. Ce supplément cristallise le dopage, peut être parce que justement la créatine est un des seuls suppléments qui "fonctionne" vraiment.
Par Mikron le 31/12/2009
Maintenant que la créatine est en vente partout et qu'on a plus de recul, on en parle plus du tout à la TV ou dans les journaux. J'étais même pas au courant de cette histoire de la créatine avec Inko!
Moi je fais de l'athlétisme à haut niveau et bien dans les stades ca reste encore tabou, de nombreux sportifs en prennent en discutant mais personne ose dire en public à cause de la salle réputation faite en France.
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