Inko gagne le procès créatine

Patrick Mazzei, le PDG de la société INKO, spécialisée dans la nutrition sportive, a du mener un combat de plus de 5 années avec l'administration française pour pouvoir enfin vendre de la créatine en France sans crainte de représailles.
Après une longue bataille judiciaire, Inko a gagné son procès en 2005. Nous revenons sur cette affaire qui a fait grand bruit à l’époque car la créatine a longtemps été considérée comme un produit dopant en France.

En Janvier 2000, la Ministre de la Jeunesse et des Sports adressait une note aux préfets, présidents de fédérations relayé ensuite à de nombreux clubs sportifs, accusant la Société INKO d’inciter au dopage car cette dernière commercialisait de la créatine.

Cette note faisait suite à de nombreux procès verbaux d’infraction dressés par la DGCCRF contre Inko pour commercialisation de produits falsifiés. Pour la DGCCRF, la créatine ne figurait pas sur la liste des substances alimentaires autorisées, une liste datant de 1912 ! Même si la créatine n'était pas interdite à la vente, sa commercialisation n’avait jamais été autorisée et à défaut de démontrer la non toxicité du produit, cela ne changerait pas.

Bien que les traités européens autorisaient la libre circulation de la créatine et sa vente dans tous les pays de l’Union, la DGCCRF n’en tenait pas compte et appliquait le principe de précaution, les traités ne s’appliquant pas en cas de risque majeur de santé publique.

Face à l’acharnement, INKO devait soit stopper la commercialisation de ses produits ou partir à l’étranger comme beaucoup, mais ils ont choisi de continuer à se battre.

Après deux plaintes déposées contre la France auprès de la Cour de Justice Européenne, la mise en examen du PDG de la société Inko et de nombreuses expertises effectuées sur la gamme INKO, la Cour de Justice Européenne avait pris en février 2004, 2 arrêts condamnant la France sur les griefs reprochés. Ces arrêts imposaient à la France le respect du principe de libre circulation des produits commercialisés dans un état membre sauf en cas de risque démontré pour la santé publique.

Concernant le rapport de l’Afssa qui décrivait la créatine comme cancérigène, donc potentiellement dangereuse pour la santé publique, la commission Européenne de même que le conseil responsable en nutrition aux Etats-Unis avaient tous les deux invalidé les arguments de l’AFSSA. En effet, aucune étude chez l'homme ne suggérait que la créatine augmente le risque de cancer. En revanche, les 3 agences étaient d’accord sur le fait que les risques à long terme de la créatine restaient mal évalués.

De 1999 à 2004, les produits de la société INKO n’ont jamais été pris en défaut, aussi bien sur la qualité que sur la sécurité et il n’a jamais été démontré un risque pour la santé.

Fitadium cratine

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